Le Cuirassé Potemkine (Броненосец «Потёмкин») 1925

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L’événement, qui a lieu pendant la Révolution russe de 1905, est ici vu comme précurseur de la révolution d’Octobre (1917) et est présenté du point de vue des insurgés. Le cuirassé reproduit, dans le microcosme de son équipage, les clivages de la société russe et ses inégalités. L’une des causes de la mutinerie est la question de la nourriture. Les officiers présentés comme cyniques et cruels contraignent l’équipage à consommer de la viande avariée, alors qu’eux-mêmes maintiennent un train de vie privilégié parmi l’équipage (scène de la vaisselle « Dieu, donne-moi mon pain quotidien »). La scène la plus célèbre du film est le massacre sur les marches de l’escalier monumental d’Odessa, où des soldats descendent d’une manière rythmée et machinale sur la foule en la bousculant. Le plan d’un landau qui dévale les marches utilise un travelling avant en plongée, façon de filmer révolutionnaire pour l’époque. (Wikipédia)

Le cuire ? Ah, ses potes aiment… Qui n’aime pas alors ?
2-75

Non quoi.

Un peu comme pour Griffith et Naissance d’une nation, ce film est capital dans le sens où le réalisateur révolutionne la mise en scène et le montage en apportant son propre style. Historiquement incontournable donc, très fort de ce côté là, composition des plans super balèze, couchers de soleil de fou, ombre et lumière, gros plans saillants, montage serré sur-découpé (genre vitesse folle à la hongkongaise ?… plus fort, même les plans fixes avec tirade sont découpés), qu’importe ici : ennui mortel.

Le point de vue du réalisateur pour une mise en scène nouvelle, épique et belle n’empêche pas l’ensemble d’être froid, distant, sans nuance, sans compassion. Aucune émotion. Vraiment aucune. Je pensais pourtant que la propagande ne me gênerait pas. Ce n’est même pas qu’elle me gêne, c’est qu’elle recouvre toute autre considération. La descente de l’escalier, et la mutinerie sur le pont, les deux scènes les plus émotionnellement porteuses, cinématographiquement je comprends, je veux bien, mais la puissance d’implication y est totalement absente en ce qui me concerne. Foule qui fuit, fusillée nette, mère pétrifiée d’effroi, fusillée nette, grand-mère courage, fusillée nette, enfant, fusillé net, bébé en landau, fusillé net. Oui et ? C’est du hongkongais ou bien ?… Le reste du temps, limite on attend l’action, qu’il se passe quelque chose tellement le propos survolé n’a pas de portée…

Un objet historique puissamment mis en scène qui m’a complètement laissé de marbre.

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http://www.senscritique.com/film/Le_Cuirasse_Potemkine/critique/3699111

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