Point Break, extrême limite (Point Break) 1991

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20/03/2012 AVANT L’AVOIR REVU

« Tout est dans point Break »…

4-25

J’adore, y a rien à faire, et j’ai envie de le gueuler. Je ne vais pas le revoir pour savoir si, maintenant que je fréquente ce fichu site qui se veut élever mes références chaque jour un peu plus, Point break mérite bien tant de compassion juvénile. Non, je le connais par cœur de toute façon. Rien que le grain de l’image début 90’s et cette magnifique caméra de Kathryn pour qui j’ai du respect oui, c’est du petit lait. Je baigne dedans comme un Predator 2 baigne dans Los Angeles…

Keanu Reeves, c’est un peu Jean Reno. Si t’as pas vu et rêvé devant Léon ou Le Grand Bleu gamin, tu peux pas kiffer Jean Reno pareil, tu risques même de le détester partout. Si t’as pas vu Keanu dans Point Break et Speed gamin, c’est la même. Je le sais qu’il joue comme une tarte à la rhubarbe mais c’est ça Keanu. C’est cette face, cette rigidité, cette façon de tourner la tête comme une poule quand il regarde quelque part, de rester bêtement stoïque et de faire passer ça pour une attitude. Il n’a rien de quelconque à mon sens, même s’il joue très mal ici, encore plus mal qu’ailleurs même (bon, peut-être pas Johnny Mnemonic quand même…). Il est le seul à avoir cette présence physique si particulière, entre le lombric combattant et le monolithe pictural… Ou l’inverse.

Il ne fait aucun doute que l’image de Brice de Nice fan de Point Break m’a interpelé et amusé. J’aurais beau savoir que c’est cliché, lourdaud, voire beauf, Point break est un putain de film d’action ensoleillé, avec une ambiance rapide et percutante comme Kathryn Bigelow sait les pondre. Car tout ça, c’est bien grâce à elle. Kathryn est une fille d’action et a su toucher le kid des fin 80’s, début 90’s.

Strange Days, Aux frontières de l’aube, jusqu’à K-19 voire Blue steel et même le plus récent et très sympa Démineurs, ça ne percute surement pas bien haut niveau intérêt du scénario mais c’est toujours extrêmement efficace. L’amitié / répulsion entre chaque protagoniste fonctionne pour tous et visuellement, c’est du filet d’action. Pas de diarrhée épileptique, juste ce qu’il faut de tronches profilées, de roubignoles, de lisibilité, de tension cinétique et une excellente dynamique du montage.

Les hold up des Présidents masqués, maintes fois copiés depuis, l’attaque de la maison des surfeurs nazis, ambiance confinée de sueur et de sang (avec les mecs des Red Hot en bonus), la poursuite à pieds dans les ruelles, joyau du genre, la première séance de surf, beauté de la vague et minette étiquetée coach surfeuse, la teuf sur la plage, la partie de Football, les sauts en parachute, Gary Busey fleuri et sympa, tellement rare, Patrick Swayze au sommet du cliché cool et sa bande de bras cassés, la Big Wave, l’amitié jusqu’à la rupture. Non je ne peux renier ce plaisir, au premier, au deuxième comme au troisième degré, c’est trop de joie d’action, trop de souvenir et ça marcherait encore si je le revoyais, c’est certain…

http://www.senscritique.com/film/Point_Break_extreme_limite/critique/1437543

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30/03/2012 APRES L’AVOIR REVU (pas la 250ème fois mais la 251ème, celle de trop)

Le Point de rupture

2-25

« Ouhahaouhmouah… Mmmmh… Ce grand fou de drélium qui titre « tout est dans point break » est touchant de naïveté. Tant d’insouciance, tant d’innocence et d’amour pour ce film à son âge, encore un digne représentant de la génération de l’écran tiens, ça relève d’une intense nostalgie qui a dû marquer sa jeune âme trop tendre, aveuglée par les sensations faciles à l’améwicaine, et je parierais même que cette naïveté se retrouve dans beaucoup de ses « notes du souvenir » sûrement beaucoup trop généreuses… Le bougre chevelu est un grand sensible…

Il est temps de regarder la réalité en face mon petit. Tu devrais peut-être revoir ton Point Break en te nettoyant bien les yeux et la tête pour envisager pleinement l’étendue des supercheries qui s’alignent devant toi du début à la fin.

Bon, ne soyons pas trop méchant non plus, l’action est bonne et variée, ça reste ensoleillé, assez frais et rigolo, un teen movie respectable en somme. Mais autant Carey Busey, l’inimitable Patrick Swayze et le rigolo banc de jeunes bronzés sont plutôt sympas à suivre dans leur décontraction et leur nanaritude dialoguée (…), Autant, rien ne peut empêcher la catastrophe Keanu. Je l’aime bien, mais bon, il joue vraiment trop mal, c’est incroyable de croire qu’il a pu mystifier toute une génération ainsi…

Quant à essayer de me faire avaler qu’un jeune flic du FBI parvient de lui-même à infiltrer une équipe soudée de surfeurs cambrioleurs de banques via la nana du chef qu’il trouve par hasard la première fois qu’il va à la plage, puis à tout faire péter, à flinguer, à surfer, à picoler et à ni… le tout en plein boulot le gars, au nez et à la barbe de ses supérieurs qui le laissent faire tout ce qu’il veut tout le film ces cons, y compris organiser une descente dans une baraque déjà infiltrée par les stups, juste parce qu’il est beau gosse… Et alors spoiler mais bon, son aîné, le sergent Pappas (Carey Busey) qui meurt en n’ayant rien fait du film à part dire à son bleu Keanu : « vas-y qu’est-ce qu’on fait alors maintenant ? » c’est la grosse lose quand même, sans compter tous les autres jeunes qui meurent sauf Patrick et Keanu qui retrouve sa surfeuse, alors on est content quand même… ça c’est la grosse, grosse lose…

Ce fanfaron de drélium à moustaches croit encore que tous les B-Movies américains de son âge insouciant utilisent des ficelles pas si énormes que ça… Désolé de décevoir tes cheveux blancs, mon bon, le monde n’est pas aussi beau que ça.

(Purée, le truc schizophrène…) »

http://www.senscritique.com/film/Point_Break_extreme_limite/critique/98952

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