Escale à Hollywood (Anchors Aweigh) 1945

anchorsaweigh2

3-00

Et bien moi, définitivement, je préfère l’original « Escale à Hollywood » à son remix « Un Jour à New York ». Gros défaut, il est beaucoup trop long, 2h20. C’est peut-être parce qu’ici, la perm’ dure trois jours. Dans « Un jour à New York », il faut tout caser au maximum bien serré dans les 24 heures et ça devient franchement indigeste.

Au moins ici, il y a un minimum d’histoire qui se suit, les deux jeunes stars sont agréablement présentés et complices. Frank Sinatra est presque touchant en jeune marin, et jeune premier, candide (l’hallu), Gene Kelly se montre tel qu’il est, showman viril et joyeux, bourrin mais éclatant et on ne peut plus convaincu de sa valeur. Le mic-mac à 4 est un peu lourdeau certes mais offre aussi de beaux moments non chantés, comme la conversation finale au bar, et des répliques bien senties comme :
– Tell me about yourself ?
– I’m fine…

Alors, il y a le gamin un peu énervant, pas trop de numéros, trop de Jose Iturbi, (le pianiste chef d’orchestre prend ses aises niveau présence…), peu de danse pour éviter à Frank de trop souffrir, de la love song mielleuse et du bisounours par wagons mais le tout reste assez agréable, sans le trop de subterfuges qui lisserait l’ensemble outre mesure pour balancer un maximum de shows divers et variés jusqu’à la nausée.

C’est nettement différent de « Un jour à New York » à mon avis, qui part au quart de tour mais s’enterre dans une suite de numéros loin d’être tous mémorables qui oublient lourdement leur connexion avec un récit presque inexistant. Trois femmes et trois hommes, ça fait peut-être plus de monde, mais c’est autant de mise en veille pour Gene Kelly, autant de love songs en plus pour Frank Sinatra, et autant de comique troupier en plus pour Jules Munshin. Et au bout d’un moment, ils m’ont bien saoulé tout ce qu’ils en sont, bien plus que le petit marin en herbe et les gentils démêlés romantiques de Frank et Gene ici présents. Reste la chanteuse lyrique bien plus acceptable lorsqu’elle ne chante pas…

Concernant le passage animé, pour l’époque, c’est simplement une prouesse énorme. La synchronisation de Jerry et Gene est encore aujourd’hui complètement bluffante et bien meilleure que nombre d’essais ultérieurs (matez le reflet de Jerry sur le sol ou ses interactions avec Gene, ça colle à la milliseconde près). Un passage hors sujet on est d’accord, comme d’autres, mais pas grave, c’est sympa.

http://www.senscritique.com/film/Escale_a_Hollywood/critique/12458413
escaleanewyork
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