Little Odessa (1995)

littleodessa

2-50

Il y a quelque chose, du James Gray surement, faut aimer… C’est incroyablement déprimant et remporte une certaine unanimité qui m’étonnera toujours. C’est bien joué assez logiquement avec Tim Roth et Edward Furlong qui savent mieux que personne tirer la tronche, mais ils tirent la tronche pendant 4h, ah non 1h40, étonnant. Sinon, j’ai toujours eu un peu de mal avec Maximilian Schell, c’est physique, mais c’est un détail. C’est glauque surtout, d’une force peu commune et aussi assez gratuit. Le scénario est plié dès le premier quart d’heure, il suffit de connaître un minimum le genre. Il y a bien une grâce sombre générale mais tout est étiré à l’infini avec des plans qui n’en finissent pas de « je regarde tout pensif » et « je marche tout rebelle désabusé », fièrement justifiés par des silences qui en disent long, l’originalité Russo-Marseillaise et la rudesse du réel. Et après, on tape sur Aronofsky, avec raison, et c’est là où je vais me faire encore plus trucider, mais dans le fond, on avance dans le même goût nauséeux pour les calamités qui s’abattent sur de pauvres personnages finis. Le père indécis mais violent, la mère bonne mais en phase terminale, le petit frère qui cherche un modèle mais fait n’importe quoi. C’est beaucoup moins pachydermique et ostentatoire certes, j’entends bien le parcours de cet homme qui revient dans son quartier pour distribuer la mort incognito, avec son infime espoir enfoui tout au fond de peut-être renouer finalement un petit quelque chose même s’il sait pertinemment qu’il ne peut véhiculer que le sang. J’entends bien que c’est solidement ancré dans son propos et que la réalisation s’y prête bien. Mais au final, c’est le même arrière goût d’avoir parcouru un métrage qui n’a rien apporté au sujet maintes fois rebattu. Dernier affront, j’ai même accéléré la partie finale, chose que je ne fais jamais ou presque, parce que vraiment, vraiment, à quoi ça sert de faire marcher les zozios pendant des plombes dans des rues moches pour arriver à un final couru depuis le début et parfaitement irritant.

http://www.senscritique.com/film/Little_Odessa/critique/13739095

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