Starfighter (The Last Starfighter) 1984

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Défendre la planète Rylos des vaisseaux ennemis, tel est l’enjeu du Starfighter. Imbattable a ce jeu vidéo, Alex joue une partie mémorable qui sidère son entourage. Mais la suite est encore plus incroyable, car un alien vient à sa rencontre pour lui proposer d’empêcher l’invasion de la galaxie.

New kid on the borne
3-50

Bon là, c’est l’ultime palier du revival, juste derrière Tron en somme. Le film qui m’a mis dedans dés 9 ans. Le message est : « Kid, réalise tes rêves de science-fiction, joue aux jeux vidéos ». C’est d’ailleurs l’ultime plan du film. Le gamin se tient devant la borne qui annonce le sacré « Vous avez été choisi ! ». Il lève la tête et crie victoire en regardant son grand frère partir avec le vaisseau du jeu pour de vrai (enfin, pour de synthèse post-Tron), sa copine sous le bras. Vas-y, fais-moi rêver level 20…

Mon avis avant de le revoir est donc tout sauf objectif. Souvenir ancré et vénération de la « fleur de la mort », l’arme ultime qui détruit toute l’armada en faisant tournicoter le vaisseau sur lui-même pour qu’il tire des lasers dans tous les sens (ouaaais le vaisseau carrément !!… Trop cool !). Mmmh, ah oui, Alex est tout seul avec son pote Grig le lézard rigolard contre toute l’armada. Tous les autres gentils sont morts. Mais point d’anicroche, Alex a été recruté au delà des systèmes planétaires autorisés, par une machine testeuse de tireur d’élite unique déguisée en borne d’arcade, inventée par un vieux fou qui ne fait rien mais connaît tout le monde dans l’espace et roule en Doloréane volante du futur, et implantée dans un refuge de vieux en mobile home perdus au milieu de la campagne. ça c’est de la sélection. Rien n’empêchera tous les gentils sortis de leur cachette de faire un triomphe final Coruscantesque au jeune héros terrien victorieux.

Le passage où tout le voisinage, des retraités pour la plupart, explosent de joie devant Alex qui bat le record du jeu est un très grand moment de n’importe quoi. Tout le monde sait aujourd’hui que la réaction se limiterait à : « Mais j’y comprends rien à ton jeu là ». Tout était fait pour embrumer le jeune cerveau par un rythme échevelé qui alterne Alex dans l’espace et son double mimétique sur terre qui gère la copine, la mère, le frère, les voisins, le quartier même. Tout était mis en oeuvre pour que la vie sur terre te semble chiante à mourir. ça restait cool parce qu’un méchant tout moche avec un nez de cheval au dessus des yeux attaquait et le faux Alex était tout bizarre et réparait sa tête en la posant sur la table. Mais, on trépignait surtout de voir le vaisseau dans l’espace sous toutes ses coutures blaster de l’ennemi Zurg. Fou la puissance des images de synthèse sur l’imaginaire à cette époque. Quelques polygones qui se battent dans l’espace et on y croyait dur comme fer, émerveillés simplement par la troisième dimension. Aujourd’hui, je préfère limite les passages sur terre, et ce même si Ron Cobb, designer mécanique notamment des vaisseaux Star Wars, et une poignée de l’élite de l’infographie de l’époque passe une nouvelle étape décisive.

Passons outre les multiples défauts évidents. C’est incroyable comme les reprises de Star Wars, Retour vers le futur, Tron, Terminator, etc, me sont restées totalement étrangères. Dans mon souvenir, c’était juste Starfighter, ma VHS cadeau d’anniv’. Trop d’amour pour ce film et c’est beau de voir qu’il n’est pas si pourri que ça. Grig le pilote et Centauri le vieux fou déguisé en crooner Colombo sont sympas comme des personnages sympas de films 80’s. Le maquillage de Grig fonctionne encore bien puisqu’il recouvre jusqu’au bout des paupières de l’acteur ainsi que ses oreilles. Le design sera d’ailleurs largement repris dans « Enemy mine ». Les méchants en jettent aussi, de bons dérivés de Star Trek. Leurs costumes pourraient être une source d’inspiration pour « Le 5ème élément » même. Balèze… La musique « j’ai tout piqué à John Williams mais vous dérangez pas, c’est un hommage » est même parvenue à balancer assez de crème pour que quelques frissons nostalgiques me traversent encore, notamment lorsque Maggie doit choisir entre rester sur terre ou partir dans l’espace. Quelle décision tout de même.

Les méchants sont biens aussi parce qu’ils restent honorables et forts. Leur dernier dialogue cingle encore :
-« Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? »
-« On meurt. »
Simple, direct. Ils étaient juste manipulés par un vil traître, accessoirement fils du chef des gentils, qui s’échappe d’ailleurs ni vu ni connu pour anticiper une suite qui n’existera jamais.

Mmh, mmh. Bref, si tu es gamin, je ne te le conseille pas forcément mais vas-y fonce.

Sinon, c’est nul évidemment. Mais ça vaut presque la moyenne.

ps : J’adore comme ils peuvent discuter les yeux dans les yeux tout en conduisant ou en jouant à une borne d’arcade dans ce film. High Level.

http://www.senscritique.com/film/Starfighter/critique/1378715
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