Josey Wales hors-la-loi (The Outlaw Josey Wales) 1976

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Pendant la guerre de sécession, Josey Wales a combattu dans les rangs des sudistes. Il a vu les soldats du clan adverse massacrer sa femme et son enfant. Sa seule raison de vivre est à présent de traquer les assassins et de les abattres un par un…

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Il est bien et original ce deuxième western de Clint qu’il qualifie de point culminant à sa carrière. On peut même le prendre comme une préquelle d' »Impitoyable » puisqu’on y voit un peu comme la jeunesse du tueur. On ne peut que féliciter Clint pour son amour du genre, ces lieux de tournage déjà choisis au millimètre, ces belles étendues filmées et le soin qu’il prend à choisir des seconds rôles avec de sacrées gueules. Plus encore que le vieux chef Dan George encensé partout, je trouve la grand-mère absolument croustillante, revêche, butée, pleine de principes et d’énergie (formidable comme elle dépoussière un tapis…). Le Chef, il est cool, mais son jeu est quand même un poil monolithique. D’ailleurs, Clint dit bien qu’il était inutile de vouloir faire apprendre son texte au vieux briscard, il la faisait toujours au feeling. Souvent, ça marche parce qu’il à un faciès pas possible et un regard malin qui en dit long, mais parfois ça montre aussi ses limites.

Mais bref, c’est bien. Mais tout de même, c’est assez typique de la deuxième moitié 70’s ce glissement d’un propos intelligent vers un divertissement qui veut t’en mettre dans les dents. Parce que même si tous les persos secondaires sont colorés et que chaque scène est originale, cf le passage sur la barge avec le passeur malin et sa mère à la gueule pas possible, les deux paysans qui braquent Josey, les deux chasseurs de prime, le groupe reclus dans le saloon de la ville fantôme, etc, bref, même si ça s’enchaîne bien et que ça se regarde plusieurs fois sans problème, on sent quand même que ça tend vers un final davantage là pour dire : attention, il va y avoir un affrontement culte, ça va charcler. Et même si c’est bien, Clint n’est pas franchement un roi de la scène d’action dynamique. C’est toujours bien mieux quand le fond prend le dessus. Or là, parfois, c’est un peu juste sorti du tueur devenu humaniste, discours très Eastwoodien s’il en est. Ou alors c’est le chef des Pattes Rouges qui manque un peu trop de consistance, le gars d’action quoi, là où John Vernon joue un bon Sudiste collabo qui assure lui une très jolie scène finale.

http://www.senscritique.com/film/Josey_Wales_hors_la_loi/critique/1434243

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