Le Jardin du diable (Garden of Evil) 1954

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A la fin du XIXe siècle, bloqués par une avarie mécanique qui les coince dans un village portuaire Mexicain, trois aventuriers Américains aux profils bien distincts sont recrutés par une séduisante jeune femme afin de secourir son mari, bloqué dans les décombres d’une mine d’or en plein territoire indien

Une femme en or
3-00

Belle musique, superbes décors, prises de vue colossales, acteurs… ça ce sont des acteurs, même si Gary Cooper fait franchement son mollusque imperturbable, mais le scénario quoi ! Pas moins de Cinq bivouaques au bas mot ! ça va que c’est impeccablement interprété parce que la psychologie des personnages tourne sans arrêt autour de « la femme ou l’or ? ». ça va bien un peu mais au bout de 45 minutes, ils ne sont même pas encore arrivés à la mine et tout le monde continue à suivre aveuglément la femme libérée pour l’or, ou l’inverse. De là, le mexicain libère d’un coup de cuillère à dos le malheureux mari à la jambe coincée sous les décombres, ils parlent un peu de l’or ou la femme, et ils repartent… Euh ouais. Moi qui m’attendais au minimum à un personnage costaud, je découvre que le mari ingénieur des mines est juste, vénal pour changer de sujet…

Autant vous dire que quand les indiens débarquent enfin, j’en avais approximativement rien à carrer… Mmmh, donc je me remets bien, et j’entame tout le climax qui va être l’évasion de cette vallée maudite avec les indiens au trousse. Et c’est là que des flèches pointent leur nez tirées d’on ne sait où, et des « vous voulez me sacrifier ! » et des « je vais me sacrifier » et « non pas toi » et « non, ne regarde pas », et le « il faut que je retourne lui dire qu’il a triché » etc. Sans le cadre salvateur, désolé, ça ne passe pas.

La vallée a beau être magnifique et unique en son genre, Richard Widmark, Susan Hayward et Gary Cooper impériaux, les deux héros font leur cacou à qui sera le plus compréhensif, le moins vénal, pendant que le jeune impulsif abonné à toutes les tares se bourre la gueule avec le mexicain bête comme ses pieds, jusqu’à ce que la femme soit finalement remise à sa place d’un bon coup de poing histoire de lui faire comprendre que c’est pas elle qui commande… ***spoiler***Et il est évident que ceux qui ne sont pas les plus humains vont mourir et que ça va être chaud pour l’un des deux héros, et que le dernier va gagner la femme voire l’or en bonus pour vivre heureux dans une maison.***spoiler***

Je sais bien que c’est de l’aventure humaine mais bon si le seul danger, les indiens, n’est qu’une meute à cheval anonyme qui débarque le dernier quart d’heure et que ça discute gentiment psychologie de base le reste du temps… D’ailleurs, même quand les indiens sont là, ils continuent à discuter tranquillement.

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http://www.senscritique.com/film/Le_Jardin_du_diable/critique/14137140

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