Hunger Games (The Hunger Games) 2012

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Dans un proche futur, les États-Unis sont devenus un gouvernement fédéral dystopique dans lequel chaque district doit envoyer un garçon et une fille combattre lors d’un événement annuel télévisé, « The Hunger games », dont la seule issue est : tuer ou être tué. Lorsque la petite sœur de Katniss est tirée au sort pour y participer, Kat décide de prendre sa place.

Pas de pitié pour les croissants
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Formidable ce film, il accepte paresseusement le pouvoir totalitaire carrément. Il te prépare à son avènement limite. A partir d’un moment, une fois le jeu commencé en fait, il n’y a même plus de présentation, de présentateur, de jingles, de bonus ou quoi que ce soit, c’est juste le jeu qui se déroule le plus normalement du monde, sans pub (là les sponsors faut m’expliquer où ils sont..), où tout le monde n’attend que la victoire de Machine. C’est fou. Dans Running man, Rambo, Truman show ou même Battle Royale ou Gunnm ou Rollerball ou Le prix du danger, ou etc, il y a une lutte contre le pouvoir, ses règles, contre cette machine. Non, maintenant, c’est dépassé, il faut accepter les règles pour mieux vivre le show de l’intérieur et pouvoir faire une suite. Nous sommes le public bariolé de roses et de bleus fluo jusqu’aux oreilles qui baignons dans la suffisance et l’opulence crasse. Tout le monde est invité à voir un arbre numérique ajouté au décor, des chiens sauvages numériques dans la nuit ou un feu numérique en guise de spectacle.

Parce que le pire après cette longue présentation somme toute un minimum sympathique du contexte, c’est qu’on croit te faire oublier le fond inacceptable du jeu pour profiter de la pitoyable émission, c’est à dire quatre lycéens branchouilles complètement nazes vus au détour de 10 plans maximum qui cherchent une fille habile avec un arc dans une forêt plutôt tranquille. On veut nous faire croire que survivre dans la forêt, ça captive la planète et empêche les révolutions. Non, non, n’ayez plus d’espoir les kids, c’est la seule solution vraiment.

Et plus ça avance, plus c’est calamiteux. On ne voit même pas de confrontation entre ces jeunes gens au final, hormis le coup de départ, on balance des Deus ex machina venus de la régie. Tout le monde meurt dans son coin on ne sait comment, on entend juste un coup de canon, woaow cool. La seule première confrontation expie la violence pour ne plus jamais l’accepter. Ça tombe bien, personne ne sait filmer l’action violente sur le plateau. A partir de là, c’est amour, gloire et beauté, le même coup que dans Battle Royale mais en pire, tellement pire. Le gamin de Zathura se paie vraiment des rôles tout chelous… Mieux que ça, figurez-vous qu’à un moment il se maquille en roche et en mousses sans maquillage ni miroir pour se fondre à la perfection dans le décor (?!!).

Jennifer est plutôt mignonne ceci dit, voire carrément craquante, et le parallèle avec la façon de filmer les jeux Olympiques par la télé Nationale est parfois bien vu, mais aussi tellement déjà vu. Un navet copieusement recommandé aux amateurs en tout cas.

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http://www.senscritique.com/film/Hunger_Games/critique/14857774

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