Le Dernier Samaritain (The Last Boy Scout) 1992

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Dans l’univers du football américain, chantages, magouilles politiques et escroqueries sportives ont libre cours. Mais le jeu va se corser lorsque les chemins d’un détective désabusé et d’un ancien joueur au passé prestigieux vont se croiser dans ce milieu aussi corrompu que dangereux…

« Ain’t life a bitch »
4-25

Je ne peux me résoudre à rester stoïque alors que ce bon vieux réalisateur d’actioners option buddy movie qu’est Tony Scott nous a quitté ce matin dans de bien étranges circonstances (suicidaire ??) alors qu’il avait une tonne de choses (pas forcément attendues mais bon) sur le feu.

Car si Bruce Willis reste le plus cool dans l’esprit de pas mal d’ados de l’époque devenus (presque) adultes, ce n’est même pas grâce aux Die Hard, c’est bien grâce au Dernier Samaritain ! Die Hard, c’est Mainstream, usuel, trop connu limite, polissé. Le dernier Samaritain, c’est la petite pépite qui pousse Willis dans les derniers et exquis retranchements du flic désabusé. Plus vulgaire, plus cynique, plus con, plus violent, plus réaliste quoi !

Oubliez Mac Clane, prenez le niveau au dessus, prenez le vrai con Joe Hallenbeck ! Plus bourré, plus triste, plus vanneur, plus crade, plus malade. Là où Mac Clane devient rapidement le héros, Hallenbeck ne se décide qu’une fois l’heure inévitable de taper arrivée, ayant bien pris soin de faire chier tout le monde, de sa fille à sa femme, de son meilleur pote aux méchants jusqu’à son compagnon d’infortune : Damon Wayans dans son meilleur rôle ! Et de loin vu les bouses qui rempliront sa filmo. Lui aussi est ici à son zénith !

Les deux forment une paire que je qualifierais volontiers de légendaire. Le footballeur Jimmy Dix cherche à retrouver les assassins de sa femme qui elle a fait appel à Joe le détective en fin de course juste avant de se faire tuer. Le bras de fer de punchlines commence donc sur les chapeaux de roue vue l’opposition totale entre les deux compères, et vu que la mignonnette lui a donné rendez-vous à son travail, une boîte de striptease. Dès le début Jimmy ne comprend pas pourquoi sa femme a engagé une telle épave, surtout que lui est un champion que même la fille de Joe, petite chieuse notoire, adule. Là où Jimmy tente de détendre l’atmosphère avec quelques petites vannes tac au tac, Joe balance lui des chars de désabus les uns après les autres et écrase systématiquement toute concurrence alentours. Et c’est assez magique de voir ces deux là finir par devenir potes puisque qui aime bien châtie bien forcément.

On peut vraiment reconnaître en Tony Scott une maîtrise du genre, une maîtrise du cast, une maîtrise de la percussion, une maîtrise du rythme façon âge d’or de l’actioner amitié virile US, joliment appuyé ici par le talentueux scénariste Shane « Lethal Weapon et je joue dans Predator » Black sur fond de corruption sportive. Non mais regardez moi cette scène d’ouverture, mètre étalon de la façon de filmer un match de football américain sous la pluie. Et que ça se percute dans tous les angles et les caméras on ne sait comment avec une parfaite lisibilité (prenez des notes les réals d’action !), et que ça monte en violence avec le flingue et la toute aussi légendaire punchline finale : « Chienne de vie ! » Le ton est donné. Et puis ces trognes ! Même la fille de Joe a du charisme. Le moindre bad guy mériterait un tableau à lui seul.

Même si ses dernières réalisations sont beaucoup moins défendables et que bon, ce n’est pas la perfection cinéphile sans aucun doute, Tony Scott m’a donné bien trop de plaisir pour aujourd’hui pester sur ses facilités et la lourdeur évidente de sa formule. USS Alabama et Man on Fire restent encore efficaces (enfin, je m’avance peut-être un peu beaucoup là dessus…). De toute façon, même Top Gun, je ne crache pas dessus…

Du culte à l’état brut.

R.I.P. Tony

« Si tu me touches encore, t’es mort »

http://www.imdb.com/title/tt0102266/quotes

ps : Hudson Hawk pour l’autre face du fan débraillé de Willis.

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http://www.senscritique.com/film/Le_Dernier_Samaritain/critique/1460461

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