Terminator (The Terminator) 1985

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Non, je ne l’ai pas revu.

Défendre Terminator… Défendre Terminator 3, je veux bien, là y a du challenge, mais The Terminator, rien que le titre, c’est la moitié de la planète qui s’incline.

Descendre Terminator… Descendre Terminator, c’est un peu descendre le cinéma de genre, faut être clair là-dessus. Et mettre en avant les défauts de fond pour descendre le talent de Cameron, c’est un peu comme reprocher à Tarkovski de ne pas faire de scènes d’action.

Si tu aimes les films de genre, tu aimes Terminator. Et si tu n’aimes pas, Terminator peut même te faire aimer le genre. Il n’y a plus lieu d’être pointilleux à ce niveau. Sa beauté brute de décoffrage en fait sa saveur, une clef de voûte du cinéma de genre.

Plus sérieusement, Terminator, c’est LA course poursuite, LA chasse à l’homme, comme le titre original : THE Terminator. La machine qui vient pour terminer. LE cyborg autrichien du futur taillé dans un frigo américain n’a qu’UNE idée imprimée dans le crâne : terminer Sarah Connor. UNE scène suffit pour les amateurs de fond, celle de Kyle Reese qui explique à Sarah ce qui se passe, cachés dans la nuit sous leur petit pont, avant de repartir se faire terminer. N’en cherchez pas plus, tout le reste c’est de l’ambiance par l’action, par cette peur primale, comme dans un rêve auquel on ne croit pas, de l’arrivée possible de cette machine à n’importe quel moment. Puisque rien ne peut l’arrêter, et ça c’est largement montré et démontré, comme rien ne peut empêcher un monstre de te poursuivre dans un rêve.

On n’a pas le temps de t’en expliquer plus de toute façon, on a le diable mécanique aux fesses qui a débarqué du futur. L’urgence seule compte, sauver Sarah pour empêcher la fin de l’Homme et pour Sarah emmagasiner très vite tout ce qui lui tombe dessus. C’est peut-être dur à avaler surtout parce que c’est Cameron Action-man qui réalise, et ça, ça ne plaît pas à tout le monde. Mais ça suffit à n’importe quel amateur pour se sentir impliqué dans ce qui constitue tout de même presque 2 heures ultra tendues où La machine infernale ne lâche rien. Cameron s’attache à nous faire ressentir le temps qui manque, le temps qu’il reste et le temps à venir. Cameron pense action, il pense timing, collisions, impacts, percussions et répercussions, action et réaction.

Comme Avatar (oui je sais…), Terminator fait date par la capacité de Cameron à filmer l’action comme personne, sa capacité à montrer un run, ici un piège terrifiant où un Robot du futur culturiste peut débarquer dans ton quartier pour te zigouiller parce que tu portes le même nom qu’une future mère de résistant.

Pourquoi une telle aura perdurerait-elle encore aujourd’hui si ce film n’avait pas beaucoup apporté dans le paysage du film de genre ? Pour moi, c’est cette capacité de Cameron à réunir une imagerie simple, universelle, mais forte et novatrice dans sa mise en mouvement. Oui, les créatures d’Avatar sont peut-être laides et sans originalité, mais Cameron sait les filmer dans l’action comme personne, il filme le déplacement dans un temps court et nous emmène par cette urgence du mouvement dans son aventure. Le Terminator n’est pas une oeuvre d’art élancée comme un dessin de Giger, c’est un culturiste barbare et commando : un monstre d’action ultime.

Contrairement au second opus plus massif, lumineux et technologique, plus Cameron, Terminator est aussi sombre à l’extrême et ne ressemble pas à un futur film de James Cameron, par sa touche dark SF qui surnage sur l’action alors qu’il y n’y a que très peu d’environnements futuristes (En même temps, avec 6 millions de budget). Terminator en plus d’être une date dans l’action mesure les enseignements d’Alien et se fonde sur un pitch simple mais incroyablement fertile pour l’imaginaire SF tout en se déroulant dans un environnement familier sale et inquiétant toujours signifiant aujourd’hui.

Mais je sens déjà les rires goguenards s’élever : Meuh, t’as pas d’arguments, c’est que de la critique de geek des années 80…

OK.

Juste… Terminator mélange tout de même deux thèmes forts de la Science-Fiction, la guerre homme / machine et le voyage dans le temps, et porte un concept, une prouesse qui reste encore aujourd’hui un objectif technologique phare, un écran incrusté dans le regard capable de scanner et d’analyser instantanément l’environnement.

Ah, et puis maintenant que j’y pense, la relation entre Kyle Reese et Sarah, S’aimer par delà le temps, c’est loin d’être inintéressant une fois qu’on a assimilé que c’est du Cameron et qu’ils sont donc complètement lessivés d’être poursuivis, et donc hagards, et donc ils jouent moins bien. ^^

Et puis, j’ai à peine effleuré la voûte centrale : Arnie bien sur !

Et là, je devrais partir sur un argumentaire exhaustif des qualités de chaque scène et blablabla arrête toi dugland… Mais bon, si tu n’aimes vraiment pas, tu n’aimes pas le film d’action, donc je ne peux plus rien pour toi.

ps : en même temps je sais qu’il y a plein de défauts et que c’est pas toujours brillant vu la portée du thème initial. Mais il faut bien faire mousser un peu tout ça, se remettre dans les conditions de jeunesse lorsque t’as découvert ce film et pris une grosse mandale. Ce bonheur là, ça n’a pas de prix, et c’est toujours présent à chaque fois que je le revois.



http://www.senscritique.com/film/Terminator/critique/1437600

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