Cosmopolis (2012)

cosmopolis

2-25

Ce film pourrait être réussi s’il racontait quelque chose, s’il était possible de se placer d’un côté ou de l’autre du système capitaliste, si l’on avait le choix de réfléchir à deux camps en attente de tel ou tel argument pour équilibrer une balance invisible et enfin pouvoir choisir de croire ou non au futur, en détruisant le passé puisqu’il le faut. Si le monde n’était que dualité, alors, je pourrais comprendre que Cronenberg soutienne le propos avec sa mise en scène clinique et réussisse à convaincre avec un film dépouillé de tout sauf de tirades tragicomiques morbido capitalistes.

Mais il n’y a pas de choix si universels à l’échelle individuelle. Qu’importent le pouvoir et l’intelligence, rien n’est aussi binaire, tout est beaucoup plus complexe et enchevêtré. C’est naturellement comme ça et si ça ne te convient pas, t’as plus qu’à choisir ta balle. Alors, Cosmopolis ne raconte plus qu’un tas de conneries absurdes et sans intérêt où tout ne tient que sur des dualités basiques assez hallucinantes de prétention. Parce que si Robert en a marre d’être le mec le plus influent, le plus friqué, le plus bogosse et le plus dénicheur de bons plans cul de la ville, et bien qu’il se tire une balle tout seul et de suite, ça nous évitera de perdre 2 heures dans sa limo à écouter ses misérables réflexions sur le monde en compagnie de son zoo personnel de morts-vivants cyniques.

http://www.senscritique.com/film/Cosmopolis/critique/15310010

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