Iron Sky (2010)

ironsky
En 1945, à la fin de la seconde guerre mondiale, des nazis s’envolent depuis une base secrète de l’antarctique vers la face obscure de la Lune. 2018, ils reviennent conquérir la Terre.

Nazitude interplanétaire
2-00

Comédie d’action avec Nazis dans l’espace voulue satire géopolitique. J’ai même pas envie d’être généreux avec le pitch foumoilà, les nombreux effets spéciaux, les vues spatiales, les costumes fashion ou les soucoupes volantes germaniques tellement c’est faible, pas drôle et navrant, très vite excessivement poussif, limite triste.

Vuorenzola tournicote autour de petites situations improbables et foireuses avec de jolies petites échaudées qu’il veut nous faire passer pour des généraux ou des présidentes. Il ne cherche que la blague basique et éculée (houhou les jeunes aryens en cours, hihi le savant fou qui fait marcher son vaisseau avec un smartphone, haha le noir qui devient blanc avec un albinosateur) à base de poncifs nazis surexploités simplement transposés sur la Lune et une approche sexy sous parodique de Sucker Punch à l’intérêt des plus nébuleux. C’est blindé d’incohérences grosses comme un Panzer et d’un laisser-aller qui veut passer inaperçu en brandissant le drapeau nanar volontaire. Et pourtant, ça reste honteusement sérieux et plat : Piteuse surexploitation.

Je veux bien rigoler de ce genre de contexte géopolitique extrême, je ne demande même pas un haut niveau de profondeur, mais bon, un simple Starship Troopers est autrement plus drôle que cette tambouille de n’importe quoi mal dégrossie.

Entre la Présidente Sarah Paline-like, le personnage le plus proche d’un minimum de crédibilité satirique, l’astronaute noir plus comique naze qu’astronaute qui tourne clodo juste comme ça, la blonde nazie innocente à forte tendance lampadaire qui se ramène tranquillement sur terre en soucoupe alors que sa troupe est censée ne jamais y avoir été en 60 ans, (et d’ailleurs, ça ne lui fait ni chaud ni froid de revenir sur terre, à la sortie de sa séance du Dictateur de Chaplin qu’elle comprend enfin comme satirique, elle ne trouve qu’une chose à dire : c’était long, pose sexy à l’appui, ça valait le coup de faire monter cette petite blague sous tendue depuis le début pour si peu je vous jure…), l’impossible bras droit de la Présidente, échaudée et hystérique qui n’arrête pas de remuer ses miches plutôt que d’utiliser un seul de ses quelques neurones, et Adler le méchant qui veut être fuhrer à la place du fuhrer au comportement totalement débile et incohérent…, ils jouent tous super mal dans le sens désagréable du terme et c’est vraiment tout piteux. Alors que le pitch pouvait quand même laisser espérer quelque chose d’un minimum savoureux niveau personnages, le film est coincé entre un faussement sérieux et un franchement pas drôle des plus pénibles.

Il y a bien 5 millions d’images de synthèse pas mauvaises, et une bataille interplanétaire assez pétaradante mais le propos est tellement au ras de la pelouse que ça en devient très vite sans le moindre espoir de divertir. Avec ce criant manque d’idées une fois le pitch exposé, la satire n’est plus qu’un accessoire inutile et la plus grosse des explosions n’a aucun intérêt tant elle ne tient que sur l’impression du réalisateur à se croire marrant lorsqu’il fait tout péter.

http://www.senscritique.com/film/Iron_Sky/critique/15574732
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