Primer (2004)

primer
Dans un garage de banlieue, quatre ingénieurs passent leur temps libre à travailler sur des brevets qu’ils espèrent commercialiser pour leur propre compte. Deux d’entre eux, Abe et Aaron, développent en secret une machine capable de réduire la masse des objets. Ils vont alors découvrir une capacité inattendue de ce qu’ils appellent « la boîte ». L’échelle temporelle ne serait pas la même à l’intérieur et à l’extérieur. Ils s’empressent d’en construire un modèle suffisamment grand pour en expérimenter les effets sur eux-mêmes. Il leur suffirait, ont-ils calculé, de « reculer » chaque jour de quelques heures pour manipuler leurs placements boursiers selon les données déjà publiées avant l’expérience. Très vite, ils se sentiront dépassés par ce qui leur arrive.

Le temps des mais
3-00

Le film se construit comprennes rien que tu façon tel ne mais en même d’insignifiantes patienter clefs pour il y a parsemés le long de tout temps invisibles…

Le traitement du voyage dans le temps est audacieux. Le réalisateur mathématicien / acteur principal prend un malin plaisir à tronquer chaque scène pour bien nous faire comprendre que nous sommes tombés dans un puits sans fond de couches et de timelines que même le matheux le plus prévoyant ne pourra tirer au clair à moins de repartir à zéro.

Prenons Pi, Memento, Timecrimes, La jetée, twelve monkeys, etc, c’était du jus d’orange puisqu’on avait compris. Ici, on nous montre la complexité du paradoxe temporel sans montrer tout ce qui se passe vraiment. C’est sûr que ça change d’Inception où le gars te précise même le moment où il y a un paradoxe. Là, tu peux te brosser. Le concept est costaud puisqu’il s’immisce même dans la première heure où l’on aurait pourtant juré qu’il n’y avait qu’une suite sans fin de théories mathématiciennes fumeuses et partielles sur la construction d’une machine.

Il faut bien dire que je me suis pas mal fichu du sort des deux compères puisqu’ils ne font que théoriser ce qui se passe pendant 96,867% du film qui n’a approximativement aucune autre consistance que les dites théories et leur mise en scène. Les deux protagonistes ne pensent qu’à résoudre une équation à plusieurs inconnus dont le spectateur ne fait que tenter de comprendre le langage. Le tout pour finalement comprendre que tout ce qui s’est passé n’a pas vraiment d’importance. ça ne sert à rien de comprendre le puzzle, « les permutations sont infinies » donc rien ne pourra redevenir aussi clair qu’avant.

C’est tordu ça d’accord. Le spectateur est poussé à théoriser sur ce qu’il ne voit pas sous peine de ne rien capter. Les théoriciens se raccrochent d’ailleurs aux rares évènements pour expliquer le récit. C’est bien mignon et j’aime d’habitude le genre sans réserve mais c’est tellement austère, pompeux et inintéressant pendant une grande partie surtout quand on comprend qu’il va couper chaque scène dès que le propos fait mine de devenir plus clair pour faire croire que c’est encore plus complexe, que bon…

Il y a pourtant quelque chose de beau, de fragile et d’humain dans cette impasse du temps entre précision des détails et imprécisions du plot. L’atmosphère est assez unique, les personnages sont proches de la réalité du scientifique obnubilé et en compétition permanente. La mise en scène est originale et j’aurais quelques scrupules à lui mettre moins que Timecrimes et beaucoup d’autres tellement plus basiques. Mais n’empêche qu’on s’en fout pas mal de leur petite histoire habituelle d’erreur à corriger sous cette complexité tout sauf efficace.

Et donc, j’avais décidé de le saquer parce que j’ai pas envie de revenir 1h15 en arrière pour confirmer que j’aime pas trop qu’on se foute de ma gueule ***spoiler*** à force de me taper des doubles qui se mettent dans le coma volontairement pour ne plus rien piger à leur propre timeline.***spoiler***

Mais je n’ai pas résisté à revoir la dernière partie pour vérifier que ça se tenait même sans forcément tout comprendre. Et même si ça reste une simple histoire d’erreur à corriger, les thèmes sont assez denses, nombreux et rarement abordés de la sorte. Donc, la moyenne quand même…

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http://www.senscritique.com/film/Primer/critique/16315490

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