Holy Motors (2012)

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Holy retors
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Je n’ai aucune légitimité satisfaisante pour étaler une critique constructive et pertinente sur ce film en perspective avec ses aspirations auteurisantes mais je n’ai rien contre Carax et je n’ai rien non plus contre Denis Lavant. Ils ne m’énervent pas plus que ça et c’est déjà un avantage certain, car croyez bien que pour un pauvre provincial comme moi, apprécier le jeu tout empreint de vibrance théâtreuse de Denis et la volonté toute bienfaitrice de Carax de jouer d’images et de scènes disparates intellectualo-onirico-absurdes pour toucher ses spectateurs, ça relève déjà de l’exploit.
Sans doute parce que j’ai bien aimé « Mauvais sang » ce qui me semble la meilleure entrée en matière pour saisir le talent de Denis et ce qu’il y a de bon dans le cinéma de Carax sans le prendre de suite pour un énorme melon vivant.

J’ai juste envie de dire que tous les messages intrinsèques et métaphoriques sur la mort du cinéma, le cinéma tout court ou même la vie tout court, c’est super, mais les montrer comme ça ostensiblement comme base et coeur du film à la fois, excusez moi mais c’est d’une évidence inutile juste rigolote. D’ailleurs, jusqu’à la fin de Monsieur merde, ça allait, c’était rigolo. Après, Carax tente de nous redire 3 ou 4 fois la même chose plus sérieusement avec de la profondeur dramatique pour diversifier le spectre tu vois… C’est bon, on avait compris.

Quand je vois qu’on s’extasie sur les métaphores sur le cinéma au point de reprocher aux ignorants de ne pas les voir (le masque des « Yeux sans visage » mec, ‘tain tu peux pas comprendre), les cautionner, en parler ou les analyser, je me dis, et tout à fait sérieusement en plus, mais regardez un wu xia pian fantastique taïwanais des profondeurs les gens ! (Non, non, je ne parle pas de Tsai Ming-Liang) Ou un survival Cat III HK de troisième zone ! Et voyez une mise en abîme réellement radicale du cinéma avec des surprises continuelles, des métaphores involontaires brillantes, des personnages aux multiples rôles passionnés et fous, des fulgurances esthétiques entre accidents artistiques et soin artisanal…

Bon d’accord, c’est pas le même budget et soit disant, ce n’est pas du cinéma. Mais inutile de m’expliquer ce qui se passe tout le long pour justifier l’intérêt du patchwork et m’expliquer dans le même temps ce qu’est le « vrai cinéma », je ferais les interprétations sur le 7ème art et son avenir moi-même, ça ira merci.

http://www.senscritique.com/film/Holy_Motors/critique/14092983

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Cette scène est cool :
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Celle-là aussi :
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