La Mouche noire (The Fly) 1959

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Suite à une négligence, un savant se retrouve, le temps d’une expérience, enfermé dans une machine à désintégrer en compagnie d’une mouche. Le résultat de l’expérience qu’il effectuait sur lui-même est qu’il se retrouve moitié homme, moitié mouche.

3-50

La première moitié, c’est quand même pas folichon, heureusement que Vincent Price est déjà irrésistible. Ça commence par la fin et ça ne sert pas à grand chose à part broder un petit suspense inutile pour savoir ce qu’il s’est vraiment passé. Ensuite, c’est 20 minutes sur notre Jeff Goldblum d’époque qui joue à Scotty avec son téléporteur. Jusque là, pas convaincu, surtout que la mise en scène est assez plate et les acteurs juste moyens.

Ensuite, ça commence à venir et alors après, c’est quasiment magique. L’expérience décisive même pas montrée n’en est que plus irréelle. À la place, il faut chasser la mouche, la vraie, sans trop m’avancer, c’est la meilleure chasse à mouche du cinéma, là où la version Cronenberg manquera cruellement de profondeur à ce sujet…

Grâce à cette simple mouche, Hélène prend de l’épaisseur dramatique et la fusion d’à côté entre l’homme et l’insecte prend tout son sens et son impact. La chose répugne lorsqu’elle suce du lait. Drapée de noir, elle n’est pas douée de parole ce qui la rend encore plus inquiétante et inconnue. André persiste alors que la bestialité commence à envahir psychologiquement le jeune homme auparavant si alerte. Réduit à communiquer par écrit en tapant d’une main ses amours à la machine, la mouche le pique et son autre moitié de coeur coupe un carreau pour se cacher dans les trèfles…

La tête de mouche est très convaincante, ça m’a surpris, je m’attendais à beaucoup plus cheap. L’impact d’un tel maquillage et de la scène finale sur le public de l’époque n’a pu que décupler les thèmes dérangeants soulevés par le film et son statut culte. C’est Icare qui se brûle les ailes à cause d’une mouche, écrasé comme pour souligner l’insignifiance de l’être humain face au pouvoir de téléportation de droit divin.

Le film aurait pu commencer directement par André le scientifique, ses expériences et sa relation avec Hélène, le dénouement n’en aurait été que plus troublant. D’autant que la partie finale qui revient donc au début est aussi délicieuse que bisseuse. Vincent Price revient enluminer tout ça et la scène o_0 débarque sans sommation.

http://www.senscritique.com/film/La_Mouche_noire/critique/5215777

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