Heat (1995)

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Mann Hunt

4-50

Force est de constater que revoir de bonnes vieilles amours mène souvent à la même conclusion, plutôt évidente me direz-vous, la psychologie des personnages de ces si beaux souvenirs est somme toute succincte… Mann compris.

De Niro n’arrête pas de répéter qu’un mec lui a dit qu’il fallait savoir tout laisser tomber 30 secondes montre en main. Al Pacino n’arrête pas de dire que « ces mecs là, c’est des pros ces salauds ! » et Val Kilmer ne dit rien ce qui le rend forcément plus cool. C’est la même chose pour Tom Sizemore et Danny Trejo qui ne disent rien mais qu’est-ce qu’ils ont l’air cools ! Ils n’ont jamais eu l’air aussi cools. C’est des pros, ils savent trop bien où se placer dans un resto. Et le mieux est encore Jon Voight en vieux pilier sur qui s’appuyer : « mon contact dit qu’il t’a à la bonne… Et qu’il te prend pour une vedette. Que tu as la forme et que tu y mets les formes, c’est lui qui est en forme pour avoir compris ça… Aussi marrant qu’un infarctus le mec. » C’est toujours à propos de De Niro qui est un pro mais ils n’ont pas tant de choses que ça à se raconter aussi, il faut les comprendre. N’empêche que Jon Voight est mythique.

Pacino joue l’énervé. Il est assez énervant c’est sûr, mais en même temps, de « Scarface » à « L’enfer du dimanche », il est souvent l’énervé avant de finir dans « L’impasse ». Et je l’aime aussi pour ça. De Niro joue le calme délicieusement impeccable quoique sa relation avec la jeune et belle artiste soit moins intéressante encore que Pacino avec sa troisième femme. Ah oui, Natalie ne joue déjà que la dépressive… Amy Brenneman est belle et Ashley Judd était encore à tomber à l’époque. Mais elles sont surtout là pour faire de jolies scènes d’émotion téléphonées, des passages trop préparés pour la scène plutôt que pour le film. Aaaah, le fameux signe de la main ou le plan au bord de la route… Et puis, le fameux face à face autour d’un café qui peut se résumer à : « bon, on est des pros qui avons la classe, pas des merdeux du fond des rues, donc je t’aime bien, t’as un beau costume, mais attention, après ce café, on se recourt après jusqu’à la fin ».

Mais rien à faire, la chasse surpasse tout. Mire l’action constamment dans le découpage calculé même quand il ne se passe rien, Mann, c’est un pro ce salaud. De ce côté là, c’est un chef d’oeuvre de frime classieuse. Non, je ne parlerais pas de la photo moins superbe que dans mon souvenir… La musique pulsative inoubliable, la bande sonore ultra réaliste, l’action d’une lisibilité sans faille, les mouvements de caméra. Toutes les scènes sont conçues pour la classe et le petit twist qui va bien (de la faiblesse des films à twists disait approximativement Artobal je ne sais plus où…) : « c’est nous qu’ils regardent ! »… Jusqu’à la presque ultime scène dans l’hôtel où De Niro ne frémit toujours pas d’un pouce, même avec un flingue collé sur la nuque. Et ce bon vieux psychopathe de Waingro toujours là pour tout foutre en l’air et remettre les compteurs à zéro. D’un certain point de vue, c’est toujours la classe ultime du film d’action.

http://www.senscritique.com/film/Heat/critique/1435857

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