Les Affameurs (Bend of the River) 1952

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Basé sur le roman de Bill Gulick, Bend of the River suit un ex hors la loi dénommé Glyn McLyntock (James Stewart) qui veut se racheter de son passé, il devient guide et aide une troupe de colons cultivateurs à s’installer en pleine nature reculée et sauvage de l’Oregon. Sur le chemin, Glyn sauve la vie d’un autre roublard dénommé Emerson Cole (Arthur Kennedy).

McLyntock est-il une pomme pourrie ?
3-75

Western qui passe tout seul, très soutenu en aventure, bonne tension avec une grande variété de situations allant du bateau à vapeur au port malfamé en passant par les pâturages et un dangereux passage dans la montagne, rien à redire, tout va bien. James Stewart et Arthur Kennedy forment une belle paire de roublards de l’ouest au service de colons tout à fait charmant(e)s qui veulent rejoindre leur camp isolé derrière la montagne. Kennedy ressemble à une version sérieuse de William Atherton et fait bien le cowboy ambigu. D’ailleurs, c’est remarquable comme James Stewart parvient lui aussi à faire le cowboy malgré son regard de bambin, son physique de dadet et sa voix nasillarde. Mais il y arrive et parfaitement même, leader incontesté démontrant tous ses talents d’ex-bandit de grand chemin pour la bonne cause des colons. Il apporte une grosse part d’humanité à son personnage de McLyntock dont le nom évoque à certains un massacre. Rock Hudson qui débarque de nul part est coloré aussi. On se demande un peu comment ils décident d’un seul coup de tous se rejoindre dans le bar par pure fraternité mais bon ça canarde, c’est cool.

Le film tend naturellement vers le fameux chemin dans la montagne gardant une belle tension mais délaissant un poil le reste au passage. Tout se déroule bien mais avant le happy end, il y a quand même un gros problème avec le final de ce film, non mais là quand même, le dernier quart d’heure, la scène de la rivière.
***spoiler***Ça commence avec Julie Adams censée conduire un chariot vue de dos en pleine rivière tourmentée. Et là, ses épaules font bien 20 cm de large de plus que la normale… Admettons, ce n’est qu’un plan. Mais alors ensuite, les 10 méchants du film remontés à bloc sur leurs chevaux, vraiment motivés pour en finir, se vautrent lamentablement contre 4 personnes : Nicolas le jardinier (non, j’exagère, il est parfait ce bon vieux cultivateur), Julie, James et Rock Hudson, alors même que ceux-ci doivent conduire leurs quatre chariots dans la rivière. Et Arthur Kennedy se vautre de lui-même de son cheval pour se faire tabasser alors qu’il avait l’air tellement malin jusque là. C’est vraiment dommage. Perso, ça m’a tout sapé le crescendo jusque là très bien amené.***spoiler*** Je sais que James Stewart est censé être costaud et qu’il ne faut pas trop titiller le colon mais tout de même, c’est un peu vite expédié.

Enfin, ça reste très recommandé.

J’ai aussi découvert Stepin Fetchit, première superstar afro-américaine qui a soulevé un nombre illimité de controverses depuis 60 ans et enfanté autant de rejetons dans son phrasé si particulier, jusqu’à Samuel L Jackson. Il joue le serviteur un peu débile mais il le fait tellement bien que ça gâche à peine son talent.

http://www.senscritique.com/film/Les_Affameurs/critique/18162985
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