Mad Max 2 : Le Défi (Mad Max 2 : The Road Warrior) 1982

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Miller la pâtée
4-50

Mad max 2 m’a toujours semblé être Mad Max au carré, surement parce que je l’ai découvert en premier. J’ai beaucoup réévalué l’original depuis mais bref. Pourquoi ce film reste-t-il dans beaucoup de coeurs le meilleur post-apo ? Je crois bien qu’outre le désert et toutes ses autres qualités, c’est cette colline. Cette colline définit et magnifie le post-apocalyptique dans ce qu’il a de plus impitoyable, exotisme d’un regard éloigné vers un monde étranger vidé de la vie et pourtant grouillant de chaos.

Premier plan en widescreen, le moteur jaillissant du capot vrombit de toute sa puissance. On brûle l’asphalte avec Max et découvrons tout son art de la conduite extrême. Libre de tout défoncer sur la route, il semble que rien ne puisse le stopper. Ce mec est d’entrée trop cool et trop libre pour être ignoré, pourchassé par une horde de punks sauvages en buggies et motos. Déjà, la survie ne tient pas à beaucoup, un coup de chance, une voiture bien placée échouée sur la route. L’ennemi inquiète surtout quand le plus fou lâche un regard perdu d’hystérique et un cri revanchard retirant sa flèche de son bras.

L’essence, dernier fluide d’une civilisation éteinte est malheureusement le prix à payer pour cette liberté. Max va donc devoir garer sa merveille et se planquer pour observer la source de pétrole à atteindre, la raffinerie / fort de Papagallo et ses amis.

Et là, le stress monte et monte et monte. Plus de liberté, Max boîte, la fuite à pied est exclue d’entrée. il faut camper en haut de cet amas pour trouver l’ouverture au milieu de ce marasme. Certains tentent de fuir le fort. La musique puissante de Brian May s’élève à nouveau et les jumelles restreignant encore un peu plus notre champ de vision nous font comprendre que ces fous se rapprochent dangereusement de la position de Max. L’étau se resserre.

On était pas mal allongé ici à manger de la bouffe pour chien avec un aviateur fou en guise de larbin, presque tranquille à regarder le manège des sévices d’Humungus et sa meute de chiens enragés, mais non. D’un seul coup Max décide de lui-même de descendre de la colline pour si possible récupérer de l’essence d’un véhicule fraîchement éclaté par la meute barbare. Quelle tension mes ami(e)s.

C’est là, de la première à la 180ème vision, que je me dis : mince, il a des couilles ce Max. Au milieu de ce désert où il pourrait fuir et tout lâcher à n’importe quel moment si seulement il avait ce fichu Graal liquide, il décide de se jeter dans la gueule du loup et de prendre ainsi part malgré lui à la survie de ce groupe en grand péril, au milieu duquel erre, libre, un petit enfant sauvage lui aussi couillu à souhait.

Arrive plus tard la fuite finale énorme et inimitable faite de fureur, de tôles froissées et de corps déchiquetés, toujours avec ces plans limpides et ces couleurs si belles à tomber amoureux du désert australien.

George Miller expose au monde ce que l’Ozploitation fera de plus unique et rageur, un chef d’oeuvre d’action post-apocalyptique à la tension inimitable et à la bande originale mythique.

http://www.senscritique.com/film/Mad_Max_2_Le_Defi/critique/1399304

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