Contact (1997)

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Dans l’espace, je dis faut s’taire

4-00

Il ne faut pas se leurrer, le revoir en tant qu’adulte lucide fait très, très mal. Je ne le baisserai que d’un point parce que je ne peux toujours pas être objectif avec sa note mais ça vaut clairement 6 très grand maximum comparé à tout classique SF qui se respecte et aux meilleurs Zemeckis, sans compter que je ne mets que 6 à « Rencontre du troisième type », ce qui est évidemment un scandale.

Contact a su faire vibrer l’amoureux des étoiles et de l’espace, frontière de l’infini, avec une Jodie Foster passionnée, exclusive à l’extrême, et un voyage cosmique qui en a retourné plus d’un. Il faut dire à le revoir que visuellement, ce voyage est encore très puissant tout comme l’intro qui s’éloigne de la terre avec des émissions radio de plus en plus anciennes au fur et à mesure que l’on sort du système solaire, puis de notre galaxie, de la voie lactée et de l’univers entier recroquevillé dans les yeux de la jeune Jodie, vivante et dépossédée de sa mère puis de son père lors d’un infarctus accidentel des plus cruel, injuste et commode pour le scénario. D’ailleurs, tout est extrêmement commode pour le scénario dans Contact…

Accessoirement ça y est, je sais pourquoi j’ai toujours connu Matthew et l’ai toujours trouvé cool bien avant qu’il fasse le cacou dans Killer Joe. C’est le prêtre amoureux de Jodie dans Contact. Intelligent, beau gosse, célèbre et pourtant amoureux de la simplicité directe de Jodie, il est vraiment trop gentil ce Matthew. Et puis, John Hurt en magnat secret et mégalomane atteint d’un cancer généralisé ne vivant que dans son avion privé toujours en vol qui distribue les cartes pour Jodie au moment où il le souhaite est toujours très coloré. Se greffe Tom Skerritt le scientifique arriviste, collègue / concurrent insupportable comme il faut, qui ne s’embarrasse pas du travail sur le terrain puisqu’il à tous les pistons possibles de par son assurance typiquement commerciale, suivi par James Wood en politicien dans le même mode. Des personnages que l’on croirait presque tous sortis de Twister…
Ajoutez William Fichtner en aveugle à l’écoute des sons spatiaux trop détendu pour être crédible (mais cool) et David Morse qui fait quand même super bien le papa nounours.

Qu’est-ce que c’est typiquement caricatural et aisément enchaîné à l’américaine, ça en ferait presque peur. Comment pouvais-je pleurer devant ce film sans me rendre compte que ça malaxait de l’empathie pour Jodie à tout rompre ?…

Je ne peux pas dire que c’est mauvais, je n’y arrive pas, mais juste pour exemple, il y en a des tas, quand Jodie sort « : On a un gros problème de sécurité ! »… Non mais sans blague, c’est le chantier le plus onéreux de l’histoire, sécurisé à l’extrême et ***spoil*** un chevelu albino prédicateur de fin du monde (le blondinet comique de Starship troopers quand même…) arrive à se retrouver en plein coeur du dispositif à une minute du lancement et c’est Jodie qui s’en rend compte, l’ayant reconnu en passant quelques minutes avant dans la concentration d’alien lovers au pied du chantier herculéen, alors qu’il expose ostensiblement son faciès fou à la caméra l’air de dire « coucou, c’est moi ! ». C’est complètement imbuvable. En plus, expliquez-moi comment le gouvernement peut valider une deuxième machine que Jodie utilise sans même avoir testé quoi que ce soit auparavant (c’est normal, c’est fait par les japonais, pas de raison que ça foire…). ***spoil***

Mais bref, au niveau du message, il y a toujours ce quelque chose, cette opposition entre le scientifique et le religieux qui passe (ouais enfin…) malgré que ce soit super gros sabot. Cette friction constante entre le passionné qui comprend le sens profond de cet appel extraterrestre et l’arriviste qui s’en balance le coquillard porte le tout. Le problème, c’est que c’est presque uniquement ce qui porte le tout… Hormis Jodie. Il y a tellement de points commodes pour arrondir les angles et de mielleux chaudement distribué que ça en devient dangereusement caricatural et simpliste. Rien que le moment où John Hurt nous expose sa superbe intelligence en montrant ***spoil*** que les dessins se combinent en 3D… Sérieux, le scientifique d’avant était donc juste de passage pour dire : Je ne comprends pas le schéma, ça ne fonctionne pas, on a toujours que 3 côtés… » ‘Tain, ils ont décortiqué un message vidéo avec des images d’Hitler en 130 000 plans super complexes et autres informations indéchiffrables pour le commun des mortels pour buter sur une simple mise en 3 dimensions d’un plan ?!… ***spoil***

Enfin bon, quelque chose de grandiose demeure, je crois quand même que j’aime toujours ce film…

SC

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