Alerte ! (Outbreak) 1995

alerte

Sauvez Wolfy.

2-00

Je me suis refais ça dimanche soir avec la découverte du non moins fameux "Contagion" à la suite et je préfère presque plus qu’on me prenne pour un con dans les 90′s plutôt qu’en 2010 au final. Dans Contagion, il ne se passe juste rien. On est dans le film voulu clinique qui se veut réaliste mais n’a rien à dire. Avec Alerte !, on est en plein vortex d’hallucinations de navet maniéré qui pousse au rire une fois sa nullité enjambée, ardu à enjamber pour celui-ci, j’en conviens.

Contagion est plus crédible mais à quoi bon. C’est presque pareil au fond sauf qu’on a des gens normaux à la place du Président, du Général et du super virologue… En plus, il n’ose même pas expliquer Soderbergh. Il préfère des montages clipesques où Marion Cotillard ou Kate Winslet réfléchissent et font semblant de parler avec de la musique pour faire comme si elles respiraient l'intelligence scientifique. Et puis, d’un coup elles disparaissent comme ça. Au moins, Dustin, il les sort ses conneries, et des maousses même, et il y va jusqu’au bout.

Wolfgang Petersen, valeur low tiers du bousin américain et son côté rentre-dedans révélateur de la stratégie marketing nationale 90′s osa réalisé ce vortex du mal très copieux qui est un moyen plutôt efficace de se vider le cerveau finalement. Je ne le soupçonnais même pas tant il a toujours été honteux dès sa sortie. Mais du coup, avec cette redécouverte, il a presque pris une patine de nanar sympathique telle une quintessence du discours pataphysique US qui le porterait sur l’écume d’un "Armageddon" mais sans action folle puisque papy Dustin nous offre un seul petit saut d’un hélicoptère de un mètre environ.

Pas du tout du niveau d’un "Independance day" ou d’un "2012" question crétins en mouvement donc. C’est vraiment plus terre à terre mais plus subtilement con aussi sur son questionnement philosophique : Alors, on en tue 2000 ou bien ? Ce faux suspense militaire bien connu qui à un moment se résume pour Dustin à localiser un petit singe poursuivi en hélicoptère par un général Sutherland aussi méchant et dégoulinant que dans "Virus« , spirituellement c’est dans ce qui se fait de pire, ça en devient terrible.

Le virus / arme bactériologique africain(e) justifie tout le discours sur la menace et c’est avec un casting presque du niveau de Seven que ça se passe tout de même… Non, je rigole.

Dustin est tout seul contre le Président des États-Unis mais on n’en a même pas besoin du Président puisque c’est le Général Donald Sutherland qui à l’ordre de mission « table rase » du Président, donc on voit bien que le Président, il est là quand même et qu’il a son mot à dire sans être là. C’est juste que Dustin veut dire au Général que le Président ne pense pas comme il l’a dit au Général parce que ça c’était avant que Dustin ne soit là. Et par la grâce de la bonté du Commandant Morgan Freeman et la flamboyance de la chevelure rousse tintinophile de l’assistant Kevin Spacey qui ne sert autant à rien que Rene Russo – Ahahah, Kevin qui répare une petite déchirure dans la combinaison de Dustin et disparaît de la même façon dans l’indifférence la plus totale… Subtil presque, Dustin à un devoir plus grand que son amitié pour Kevin qui lui permet de se f… d’ignorer complètement ce qui arrive à son ami sans perdre un instant son statut de héros irréprochable, classique du paradoxe manichéen… – Oui donc Dustin par la grâce de tout ça parviendra peut-être à sauver les États-Unis d’un virus africain qui tue en quelques heures par la salive puis mute pour prendre l’air ?

Comme c’est beau le métier de médecin, docteur, militaire, colonel, virologue, chasseur de singe juste et altruiste. Mais même avec toutes ces qualités qui surpassent largement un « N.I.H. : alertes médicales », tout cela ne serait pas possible sans un jeune assistant virologue, pilote d’hélicoptère dynamique, courageux, intègre, sportif, brillant chercheur et de préférence noir et beau gosse.

La partie finale est à mourir de rire comme un sous final d’ »Armageddon » sauf que c’est avec trois hélicos au dessus d’une bourgade de 1800 habitants. Ça ne vaut toujours pas un « Twister » mais je ne le soupçonnais pas aussi dense en connerie. C’est qu’il en fait des kilomètres avec son petit hélico Dustin, jusqu’à chopper un paquebot en plein océan pour récupérer une photo du singe (!!).

La séquence « Die Hard » de fin filmée à la grue où les ambulances et les médecins soignent tout ce beau monde au milieu de la rue tandis que bien au chaud à l’intérieur, notre couple enfin réuni s’envoie des mots doux, constitue une sorte d’apothéose de surcouche de confiture sur chantilly. « J’aime ton visage. » Mouahah !

On en oublierait presque que le sérum contre le virus le plus dangereux de l’histoire de la planète a été confectionné et a sauvé tout le monde en 5 minutes.

Du très gras. Comme on est loin de Das Boot.

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