Unstoppable (2009)

unstoppable

2-75

Tony Scott putain… Le seul mec capable de rendre spectaculaire et tendu la journée d’un agent de la SNCF. Ça n’existe pas un Tony Scott chez nous, on en est à Besson et Leterrier au mieux. Tony transforme tout en action au point que tous les corps de métiers sportifs, militaires ou para-militaires soient à son chevet pour quémander un film à leur gloire. Trop de pression… Les conducteurs de train furent le coup de grâce.

Comment rendre tendu un train qui fonce vers un autre train pendant 1h30 ? En filmant les trains comme des personnages, mettre du rouge pour le méchant, du bleu pour le gentil, rendre compte de la masse en déplacement. Ajouter du danger avec 8 citernes d’explosifs toxiques, des obstacles, un camping-car, un train bourré d’enfants en sortie éducative, une ville. Mettre deux fortes têtes aux amours déchus aux commandes de la loco bleue, en plein entrainement de punchlines possibles quand on est conducteur de train. Ajouter un responsable de traffic sexy qui fait sa rebelle et correspondrait à une sorte d’idéal subliminal pour Denzel, ainsi qu’une jeune épouse accessoire qui regarde la télé avec son fils, et enfin, les indispensables techniciens, du gros balourd poissard au vieux roublard chevelu en passant par l’impassible jeune inspecteur qui dispense fièrement sa matière grise ferroviaire.

Forcément, les trains de marchandises américains ont une autre gueule que des TER de fret aussi, c’est plus des quatripodes impériaux sur rails qu’autre chose. Bref, je vais pas vous vendre cette bouse tout de même… À partir d’un moment, c’est forcément l’overdose, en particulier le coup du virage en pleine ville qui donne pile en contre-bas sur des réserves d’essence avec catastrophe simulée en 15 secondes chrono par un énième infographiste qui t’abreuve de codes graphiques Fox News pour te réexpliquer les enjeux, jusqu’au final qui montre enfin comment il aurait fallu s’y prendre normalement.

Ah, c’est du nanar bisseux qui dégouline à souhait, ça se respecte, y a pas. Il était trop fort pour tout transformer en action Tony. Unstoppable a le mérite d’être franc. Et « Les prédateurs » semble à des années-lumières…

SC

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