Gravity (2013)

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Sur un fil

4-50

Narrativement, c’est un peu la loose. Ça s’étire pour rien et j’étais donc moins dedans, moins pris que pour Children of Men, mais c’est peut-être aussi parce que ce foutu site me fait manger des charrettes de classiques qui ont sensiblement modifié mes exigences, des classiques dits vieillots pourtant dotés d’un art de la narration hautement élaboré à côté desquels Gravity et surtout la majeure partie du cinéma grand public actuel ne peuvent rivaliser, clairement. Mais bon, en fait même pas… Narrativement, c’est la loose quoi.

Gravity te présente Sandra Bullock dans la mouise qui va essayer de s’accrocher à tout ce qui traîne pour s’en sortir et rejoindre la Terre. Elle n’y connaît rien et appuie sur tous les mauvais boutons comme d’habitude (mais oui je t’aime Sandra, tu resteras toujours dans mon coeur après Demolition man) et sa vie ne tient réellement qu’à un fil. À côté des arcs métaphoriques et de la structure même d’un 2001, c’est un peu le bac à sable…

Mais on n’en a rien à battre. Clairement. Le symbolisme maternel éléphantesque ? Rien à battre. Visuellement, c’est juste une tuerie intersidérale qui commence par un plan de 20 minutes où là, tu comprends ce qu’est vraiment être dans l’espace. Des astronautes et des scientifiques qui ont vu le film en Imax 3D avec son je sais plus quoi que si tu veux le voir, faut aller en Angleterre parce que chez nous y a pas ça, rapportent qu’au niveau précision de chaque objet, de chaque station, de chaque référence physique, on ne peut être plus proche de la réalité.

Purée, je veux oui. Jamais, on a eu autant envie de rentrer sur Terre, nous jusqu’ici pauvres amoureux des voyages spatiaux et des limites de l’infini.

Ici, l’infini te parle, t’enveloppe, te condamne et te dit qu’il vaut mieux se tenir à carreau. Encore une fois, Alfonso Cuarón suit une personne et ne la lâche plus, dans l’espace, en orbite autour de la Terre, toujours là à te narguer de sa beauté et de son sol ferme du début à la fin, le tout doublé d’un fantasmagorique taux de destruction à l’écran. Nous voilà beau.

Oui, narrativement, ça vaut pour les sensations d’être vivant mais sinon, c’est le ras des pâquerettes, présentation, rebondissements et personnages au minimum syndical à en crisper plus d’un, mais ce n’est tout de même pas pour rien que les comparaisons avec 2001 reviennent régulièrement.

Visuellement et au niveau des sensations d’un véritable spectacle unique comme on l’aime au cinéma, c’est le Nirvana du film catastrophe et du film dans l’espace.

ps : Ah oui, le son envoie mais y a un POIIN à rallonge qu’on aimerait bien qu’il la ferme un peu à force de revenir gratuitement…

http://sens.sc/HepmoI

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