Los Angeles Plays Itself (2003)

LA_plays_itself

Essai vidéo entièrement constitué d’extraits de nombreux films, explorant la manière dont la ville de Los Angeles a été représenté au cinéma au fil des décennies. Le film n’est jamais officiellement paru pour des problèmes de droits évidents, mais peut être parfois vu à des festivals.

5-00

Comment être plus pertinent que le documentaire lui-même ? Impossible, et de toute façon, tout est dans le résumé. Thom Andersen en bon cinéphile amoureux de sa ville et à l’esprit ultra affûté va tout t’expliquer en voix off sans aucun intervenant hormis des tonnes de films des débuts du cinéma urbain au film Noir jusqu’à fin 90’s. Dès les premières images, le rythme de mixage des plans de films est si intense que c’est le premier choc : nooon, il va pas mixer autant d’images disparates de films avec L.A. dedans pendant 3 heures quand même ? Et bien si. Et comment. Et bien plus. Beaucoup plus.

Tout est finement ciselé non sans un délicieux ton ironique. Thom Andersen fait monter progressivement son propos sur trois grands axes, tout d’abord l’histoire des « locations » qui pourrait sembler anecdotique si elle ne mettait pas en place divinement l’architecture de la ville au fil du temps et de préparer le troisième axe à venir, le caractère de la ville, pour arriver jusqu’aux tréfonds de l’âme de Los Angeles.

C’est aussi le documentaire qui te donne envie d’immédiatement gonfler les notes de Kiss me deadly, Double Indemnity, Point Blank, L.A. Confidential, Chinatown, Heat, Blade Runner, Terminator, Roger Ra… qui te donne envie de découvrir ou de revoir et d’aimer plus encore les plus de 200 films qu’il aborde et qui sont dans cette liste : http://www.senscritique.com/liste/Los_Angeles_plays_itself/81000

Un voyage intime entre cynisme, réalisme et amour avec une compagne que l’on avait mésestimé après toutes ces années alors qu’elle était là tout le long s’offrant à nous, modelée selon les fantasmes les plus fous au travers de deux mots : L.A. – HOLLYWOOD

Masterpiece du documentaire sur le cinéma, grisant pour un amoureux de cinéma américain, jouissif pour un adepte de L.A. Noire. Nuff said.

Merci @BiFiBi

http://www.senscritique.com/film/Los_Angeles_Plays_Itself/critique/8865847

Liens utiles :
http://www.focusfeatures.com/article/interview__los_angeles_plays_itself_s_thom_andersen
http://www.laobserved.com/intell/2010/09/watching_los_angeles_plays_its.php
http://audiovisualsalvage.blogspot.fr/2011/12/los-angeles-plays-itself.html

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