Unbeatable (激戰) 2013

unbeatable

2-75

Théoriquement, ce film aurait dû m’intéresser. Nick Cheung plutôt cool, dans un personnage d’ancien champion qui en plus tient à parler cantonais plutôt que mandarin, déjà un sujet brûlant d’actualité. Dante Lam, le réalisateur de Beast cops et aussi de… ben non, rien. Twins effect ? Non, ça ira merci.
J’aurais dû être cool surtout vu le buzz favorable et me laisser convaincre de ce beau film de tournoi qui de plus parle enfin de MMA, le free fight super violent qui peut tuer dans une cage. C’est ça qu’il te faut si tu aimes le sport de combat d’aujourd’hui. Vu que ce sport n’est pas forcément le plus photogénique, c’est plutôt bien filmé en plus.
Oui, j’aurais dû être cool avec ce film qui se concentre davantage sur l’humain que sur l’action, un peu comme Warrior. Oh mais oui, comme c’est proche de Warrior et sa tension humaine en dehors du ring. Pour un amateur, Unbeatable se devait de passer tout seul, d’autant que Dante Lam a bien compris qu’une bonne caractérisation, c’était la bonne voie de nos jours…

Donc, ça va groyeuter mais j’en ai marre d’être gentil avec ces films sympas qui ne valent que la moyenne. La moyenne, c’est 2.5. Marre de ces films qui se veulent réalistes et intéressants par une caractérisation incisive mais ne sont pas capables de sortir des stéréotypes gros comme un Tyson.
On va mettre moins de baston et s’attarder sur la petite fille qui s’occupe toute seule de sa maman bonne pour l’hôpital psychiatrique et le combattant sur le retour qui cherche sa place et tombe pile dans leur appartement pour jouer le rôle du père par procuration et sera l’entraîneur du jeune plein d’avenir qui veut se battre pour que son père à lui, businessman déchu, croit en lui et tout ça, et…. Pffff.
C’est ça le traitement efficace et original ? Une suite de flashbacks laids en rafales et de procédés clipesques envahissants encore plus serrés que de coutume pour embrasser le côté humain sans vraiment le développer un instant. Les acteurs sont dedans pourtant, même la petite est craquante mais tout n’est que petits bouts collés mécaniquement et la rédemption du père fier de voir son fils combattre, et le plus vieux qui soutient le plus jeune et patati et patata.

Derrière les bonnes choses, derrière le 3 que je devrais mettre en paix au minimum parce que c’est sympa, plus recherché et tout ça, derrière l’héroïsme mis au placard, on est toujours dans le film de tournoi tristement basique, et ce malgré la petite surprise réservée. Et vu que le récit se veut plus humain, les combats sont rares, filmés avec des caméras qui bougent assez bien mais sans arrêt et un grillage en prime parce qu’il y a la cage qui les enferme forcément, et plein de prises de soumission comme je n’aime pas en bonus.
Et pourquoi si c’est plus humain, pourquoi si le MMA veut être montré comme un sport noble, l’adversaire principal doit forcément être un jeune méchant blondinet imbu de sa personne et caricatural au possible ?

C’est un film sur un sport de combat violent qui se veut humain et dans le quotidien mais ça reste le cul entre deux chaises. Je trouve les personnages de Warrior beaucoup plus forts dans leur psychologie combattive au contraire d’ici où ils sont plus humains mais ça ne compte pas plus que la moyenne habituelle au final. Ce n’est pas que c’est mauvais, c’est surtout une grosse indifférence qui m’a motivé à ne pas mettre plus.

À moi l’opprobre.

http://www.senscritique.com/film/Unbeatable/critique/27610888

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