Class of 1999 (1990)

CLASSOF1999ok

Termine Nathan

2-50

Ah oui, je me disais bien que si je le revoyais, il en deviendrait presque bon. Je mets rarement 0 mais quand ça pille horriblement « Terminator », quand ça y colle honteusement le concept et le titre d’un super délire punk que j’ai tout de suite adoré jadis, Class 1984 (forcément, c’est la suite), que ça utilise un casting aussi mal (Stacy Keach, Pam Grier, Malcolm McDowell !) et développe une histoire aussi débile, ça ne pouvait pas passer. C’était trop d’informations en même temps, trop de degrés bisseux à franchir d’un coup, trop de réalisation faisandée aussi.

Non parce que les trois cyborgs instituteurs infiltrés secrètement par l’armée dans les écoles pour faire le ménage des gangs qui ont pris le contrôle des villes… Non mais quoi ? Il n’y a plus de police, les villes sont contrôlées par les gangs et les jeunes vont quand même à l’école ?! Mais c’est quoi ces rebelles de bac à sable. Et comment ils ont trop l’air niais et fringués beaucoup trop chers pour atteindre la classe des costumes détruits de « Class 1984 » ou même de « Atomic College » aussi, pfff. Et c’est quoi ces lotissements tout propres sur eux par moment où il y a pas un chat mais où tout est aussi bien entretenu qu’à Hilldale (version 1985…) Et bordel, comment ces trois professeurs en furie ne sont pas contrôlés un minimum comme dans « Robocop » et peuvent vaquer à zigouiller du jeunot à l’extérieur ? Il y a pourtant bien une équipe de laborantins spécialistes qui regardent tout de leur salle de contrôle, pourquoi ils ne font jamais rien ? C’est vraiment trop naze.

Donc ce n’est pas qu’il soit bon à la revoyure, oulala non, c’est juste qu’il est beaucoup moins mauvais qu’à l’époque. Tout ce qui m’a fait le détester n’étaient pas objectif en fait…

Déjà, c’est filmé presque correctement comparé à des milliers de bouses environnant le caniveau post-apo 80’s. Ensuite, pas une image virtuelle évidemment, que du réel, du palpable qui fera plaisir à tout bon zombi. De l’esthétique 80’s encore vivace axée teen post-apo avec des motos, des voitures blindées, une esthétique complètement ringarde mais qui garde un charme qu’on ne reverra plus, et avec un budget explosions qui ne lésine pas sur les défragmentations qui font péter des maisons.

C’est rythmé aussi, même si l’action est naze, c’est coloré. Et puis même, à un moment, j’ai extrapolé mentalement sur la condition de ces jeunes ados qui ont vraiment l’air jeunes, drogués et paumés, qui vivent dans des taudis insalubres et sont écrasés par une menace encore plus grande venue du pouvoir. Fort quand même. Bon le héros, qui ne joue pas si mal malgré son hallucinante non crédibilité badass, garde toujours sa petite moto nickel planquée sous une bâche hein, personne n’y touche bizarrement. Il y a pleins de petits détails qui ne fonctionnent pas comme ça. Genre le cyborg prof de sport à une montre. Non mais à quoi ça lui sert puisqu’il a un super ordinateur à la place des yeux ? Les jeunes attendent auprès du téléphone aussi…

Mais c’est quand même une vision extrême de la jeunesse de 1999 vue de 1990. Ils sont tous équipés d’armes lourdes et tirent en l’air quand ils font la fête. Ils se droguent où s’entretuent régulièrement et font face à l’ennemi, une dictature militaro-fasciste ultra violente menée par un Stacy Keach albino presque aussi cabotin que le mémorable John P. Ryan et sa pipe au bec qui lui distribue les fessées comme personne. Y a Patrick Kilpatrick avec une gatling dans le bras à la Cobra, comment Djee peut résister à ça ?! Et Pam Grier et son lance-flamme. On appréciera la référence utilisée sur la Trix beaucoup plus tard. ^^ Ça gicle bien par moment aussi.

Évidemment le contexte est juste une excuse pour montrer de bons adolescents livrés à eux-même résister à des professeurs Terminator qu’on trépigne d’éviscérer. Les deux petits gangs ennemis en viendront même à se réconcilier pour affronter la menace. C’est y pas beau dans ce monde détruit où il n’y a plus aucun espoir, on peut encore exploser des cyborgs en toute fraternité.

Il y a la vision Terminator qui analyse le comportement des ados, le stop-motion du squelette, des scènes qui mènent irrémédiablement à un ou plusieurs cadavres. Non vraiment, quand je regarde une bisserie nanarde récente à côté, c’est limite bon… Je défie tout Asylum d’arriver à la cheville de cet étron ancestral devenue bonne bisserie dégoulinante.

Mauvais mais sympa quoi. Pas au niveau de Class 1984 mais pas si honteux. Ah oui, c’est le même réalisateur, c’est le responsable de Commando… Tout s’explique. ^^ Il y a même un « Class of 1999 II » du même tonneau mais en bien pire, formidable.

* Des jeux éducatifs.

http://www.senscritique.com/film/Class_of_1999/critique/7023066

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