Un prince à New York (Coming to America) 1988

Un prince à New York

L’Eddie de New York

3-75

Mettons de côté « Raw » et « Delirious », les One man show qui l’ont porté au culte aux States, il ne reste plus que quatre films, ceux qui nous ont fait l’adorer à l’époque : « Un fauteuil pour deux », « Un prince à New York », « Le flic de Beverly Hills » et « 48 Heures ».

Les deux derniers savent garder un brin de sérieux du buddy movie 80s et Eddie n’y squatte pas totalement l’écran de bouffonnerie. « 48 Heures » souffre un petit peu à la revoyure mais « Beverly » garde sa bonne niaque bien plaisante baignant dans une atmosphère entre fric et flics très boules en sueurs.

Quant aux deux premiers, alors là, mais je ne sais que dire tant ils transpercent les fondations de ma maison nostalgie, tous deux dans les meilleures comédies familiales 80’s, au coude à coude avec « Le plus escroc des deux » et devant « Quoi de neuf Bob ? » pour être précis.

« Un Prince à New York », je le connais(sais) par coeur. C’est le plaisir d’un nouveau clash entre riches et pauvres comme « Un fauteuil pour deux » mais en plus basique, plus primate, plus coloré, plus black aussi, plus Murphy tout seul quoi. Eddie, super prince africain pété de thunes comme un qatari, débarque à New York avec son groom Arsenio et sans sa suite princière en quête d’une femme à marier, et flashe sur une belle friandise locale dans un fast food franchisé fièrement géré de mains de travailleur afro-américain. Pour ne pas effrayer la donzelle, il décide de se mettre au niveau d’un simple employé pour mieux la séduire. Et c’est parti pour le choc entre richesse infinie et petite famille américaine moyenne.

Le casting et les personnages sont exquis, du culte en barre chocolat. La VF du tonnerre résonne encore. Arsenio Hall dans son seul rôle supportable, James Earl Jones et John Amos, déjà, c’est la super classe. J’adoooore John Amos et son rôle de papa bougon mais gentil. Tout comme James, on dirait qu’ils viennent de prendre leur retraite de méchant pour faire spécialement les gentils. Il gère son fast food dont il est super fier, comme toute sa famille, telle une dignité black de réussir dans la jungle new yorkaise. J’adoooore aussi toute la partie coiffeur, mode, us et coutumes locales, la gentillesse qui ressort d’Eddie, lui et tous ses efforts pour être normal.

Des réticences d’Arsenio à se mêler aux gueux au fiancé disco frimeur attitré avec sa coupe afro gélifié brillante, c’est vraiment la comédie familiale typique de l’époque et je trouve ça tellement sympathique et sans prétention. Il y a clairement une bonne humeur gentillette qui éclaire tout ça, une patte Landis insouciante qui fait plaisir, une nostalgie énorme plus objectivement…

Je suis sûr que je ne suis pas le seul à avoir une tendresse toute particulière pour ce film et si ce n’était pas vous, j’aurais même gardé mon 4.

SC

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