Haunter (2014)

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3-25

Aaaaah Vincenzo. J’aime bien la phrase de Foxart : « Un très bon cru pour les fans… Les autres ne digéreront pas cet énième piège à rats de Natali… » C’est ça. Ne serait-ce que pour la démarche de Vincenzo toujours aussi personnelle et cohérente, c’est +1 obligatoire. Il fait toujours l’effort d’être lui-même Vincenzo, décalé à sa manière, et ce malgré les trous béants, en particulier dans le développement des personnages. C’est sûr qu’il faut pouvoir se les coltiner ses personnages qui correspondent le plus souvent à l’étiquette qu’on pourrait leur coller sur le front (adolescente avec 1 T-shirt Siouxie & the Banshees, scientifiques rebelles (Splice), salaryman à la tête de Superman (Cypher), Autiste surdoué angélique (Cube), etc). Le scénario montre aussi ses limites d’accord.

Mais que ce soit pour la réalisation très au dessus de centaines de bouses intergalactiques (testez « Death Bed » (2002) par exemple, là c’est 1 à 3 pour de vrai) ou pour la mixture des différents thèmes sci-fi-horreur visiblement repompés mais toujours détournés à la manière Natali, avec soin et ludisme, ce n’est pas son plus réussi et loin de là, mais ce n’est pas si mauvais que ça tout de même. Il pioche mais il le fait mieux que tellement d’autres. Ici, « Un Jour sans Fin » et « Les autres » sont mélangés avec son « Cube » et la petite Miss Sunshine, devenue logiquement adolescente plus dark, fait face à « Candy Man » joué par le bad guy devant l’éternel, Stephen McHattie, qui serait parfait en Joker.

En mixant des thèmes archi-connus (tueur en série, maison hantée, possession, faille temporelle, espace parallèle, Enfer, purgatoire et paradis, etc), il cherche malgré tout une réflexion originale plus complexe et sous-jacente reliant tous ces thèmes comme pour observer des cobayes qu’il déplacerait à sa guise dans leurs cages. Bon, il n’arrive pas trop à développer et en fait comme toujours une sorte de plan retors très verrouillé, twisté et emballé, avec une fin plus encore ici assez vite torchée, mais pour un genre usé jusqu’à la corde, ça vaut largement un Shyamalan pour ce que j’en dis… J’aime bien l’ambiance mystique chez Natali, floue et oppressante comme dans un rêve, toujours ancrée dans des thèmes différents bien spécifiques. Celui-là fait un peu plus téléfilm vu le budget… C’est pas terrible mais ça reste à peu près sympa.

ps : Tout est affaire de supporter Abigail Breslin largement monopolisée aussi. Son registre est limité par le genre mais elle reste suffisamment sobre et retenue pour ne pas faire dans la caricature.

SC

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