The Wild Blue Yonder (2005)

wildblueyonder

Werner ergote

3-50

Un film de science-fiction de Werner Herzog avec Brad Dourif, ça fait rêver. On imagine presque Klaus Kinski dans l’espace. Il y a peut-être quelque chose de ça mais « The Wild Blue Yonder » est plutôt un docu-fiction assez expérimental où vous assisterez pour une bonne moitié à des images de la NASA sur la cinquième mission de la Navette spatiale Atlantis, restée cinq jours dans l’espace en 1989 pour assurer le transport de la sonde Galileo destinée à Jupiter… Pour une autre moitié, vous vous reposerez sur des images de plongée sous la banquise… Autant prévenir, malgré la beauté du cadre extrême, ce ne sont que des moments anodins ou presque.

Mais, comme c’est Werner Herzog qui réalise, Brad Dourif, perdu dans une petite ville abandonnée et désertique, attaque le film face caméra en racontant une histoire complètement folle prétendant qu’il vient d’une planète dénommée The wild blue yonder, La Grande Bleue en gros, qu’il a tenté de coloniser la Terre en débarquant pour créer une ville comme Washington DC mais qu’il a échoué, et que, comme lui et son peuple de voyageurs galactiques il y a plusieurs centaines d’années, les humains cherchent aujourd’hui et en secret à trouver une autre planète habitable. Et là, deux bonnes têtes de vainqueurs de scientifiques de la NASA viennent nous expliquer leur plaisir de titiller la constante Jacobi et un troisième, asiatique et bien en chair particulièrement illuminé, raconte comment le voyage par transport chaotique est le seul moyen de voyager dans l’espace. Et donc, c’est pour ça que c’est génial… Il y a une belle poésie qui s’insinue entre les paroles délirantes de Brad Dourif et la réalité des images documentaires.

Sinon, c’est particulièrement (chmmh) étiré mais c’est le trip. Pour ceux qui aiment « Solaris », ça pourrait peut-être mieux marcher que « Koyaanisqatsi » (que j’adore). Quoique, ça reste une fable, donc c’est beaucoup plus simple. Ah oui, mais j’oubliais la musique cyclique omniprésente de Ernst Reijseger au violoncelle et Molla Sylla entre autres chœurs. Pour vulgariser, c’est du I Muvrini en mieux avec pointe de Dead can dance arabique grâce au sénégalais Molla Sylla. C’est pas mal. Et il y a aussi du Haendel.

Avec les images en apesanteur du quotidien banal d’astronautes fin 80s puis la vie primitive baignée dans une soupe primordiale aqueuse sous la banquise, la fable de Brad l’extraterrestre installé sur terre et la musique qui concourt au trip extatique, c’est du spécial. Une fable technologique un peu bancal de par son non-rythme mais baignée dans une poésie de l’espace unique en son genre et donc un film de science-fiction à part.

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Il y a aussi un petit côté « Dans l’ombre de la lune » et « Opération Lune » telle une bonne blague de la NASA. Ça gâche un peu certains moments comme les quelques rares infographies assez moches… Mais c’est encore plus original cette fois-ci.

http://www.senscritique.com/film/The_Wild_Blue_Yonder/critique/17025905

braddourif-wildblueyonder

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