Roar (1981)

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Plus réaliste, tu meurs. Vraiment.

4-25

J’ai vu le buzz, les extraits, le trailer et des critiques bien avant et je me disais bien qu’il allait y avoir des scènes assez affolantes, mais c’est bien pire que ça puisque tout le film n’est qu’un immense jeu de chat et de la souris. Noël Marshall essaie tant bien que mal de poser un semblant de récit mais ne fait au final que la même scène en boucle. Lui aussi tout comme l’équipe semblent hypnotisés par ce qu’ils voient, cette horde déferlante d’animaux sauvages qui jouent / chassent à l’écran.

Tout va très vite et Jan de Bont en accentue d’autant l’urgence avec des plans dynamiques, des caméras partout dans des angles impossibles et des cascades plus que réalistes. Les lions sont invités à submerger le moindre espace, tout le temps.

Hank, un scientifique, pense avoir trouvé son paradis dans la brousse africaine. Il a construit une jolie maison et passe son temps à soigner les indigènes, entouré de 150 lions, tigres et panthères. Tous vivent dans une paix apparente, mais en un seul jour, les évènements se précipitent…

Monsieur Marshall râle, crie, hurle ses répliques transi de sueur, ses blessures dégoulinant de sang, excitant davantage la meute et pourtant, il continue à tourner sa scène sans relâche, observant sans arrêt autour de lui au cas où un lion lui boufferait la tête. Il a beau marteler qu’ils sont gentils et ne veulent que jouer et faire des bisous, la partie finale a beau nous montrer une apparente quiétude de vie au milieu du troupeau, on n’est pas débile et on voit bien que le moindre plan transpire l’urgence et la détresse. Mais c’est pire que ça parce que l’équipe / famille n’a apparemment que très peu conscience de ce que c’est d’élever et de dresser des fauves. Ils cherchent donc quand même à accroître la tension sans arrêt en leur faisant défoncer les portes de la baraque, les bateaux, les placards, enfin tout ce qui pourrait sembler sûr. Les éléphants sont poussés à enrager, même chose pour les lions, les pumas, les panthères, les tigres, les léopards. Noël Marshall et sa famille les provoquent, ils tombent dans l’eau, se battent, bougent déraisonnablement, courent, font de la moto, du vélo juste à côté d’eux. Et au beau milieu, des lions ensanglantés bouffent un zèbre ou se battent pour le jeu du mâle dominant. Noël veut jouer au mâle dominant et montrer qu’il maîtrise la situation mais il est complètement fou et son film totalement impossible, nappé d’un ton Disney / Daktari qui finit de t’éberluer à jamais.

Ce n’est pas parce que cette gentille famille possédait un lion quasiment apprivoisé qu’ils peuvent maîtriser le comportement de 150 félins, d’autant plus à la vue du sang.

Ce film est innotable, au même titre qu’un Calamity of snakes mais en bien pire encore, il n’aurait jamais dû être tourné et pourtant il existe, reflet d’une décadence à faire peur. Le petit buzz autour de sa ressortie annonce le film le plus dangereux jamais tourné, LE snuff movie Safari de l’été. En effet… 97 minutes de sidération totale.

SC

roar12

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