Le jour ou la terre prit feu (The Day the Earth Caught Fire) 1961

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COP 61

3-50

Post-apo britannique début 60s plutôt sympa tout plein de l’ami Val Guest (notamment réalisateur des deux Quatermass experiment (need) et de Quand les dinosaures dominaient le monde) sur une hypothèse scientifique assez farfelue mais loin d’être sans résonance, soit deux gros essais nucléaires américains et russes, simultanément au Groenland et en Sibérie, qui font fondre la calotte glacière, provoquent une modification des pôles et une inclinaison de onze degrés de la planète ce qui modifie son orbite, la rapproche inexorablement du soleil et engendre augmentation des températures et catastrophes climatiques en pagaille.
Bon, Janet Munro est toute choupinette et se dévêt volontiers plus la canicule se fait sentir ce qui n’est pas sans intérêt mais il faut bien dire que le casting même s’il s’en sort bien, Edward Judd est sympa et Leo McKern est toujours un plaisir, n’est pas inoubliable et qu’il ne se passe pas grand chose d’époustouflant non plus.
Mais l’atmosphère caniculaire bien rendue, le cadre sérieux et fouillé comme un film 50s et le contexte intéressant de plus en plus pessimiste ont leur mot à dire et se rapprochent aussi par certains côtés du futur Les Hommes du président puisque le point de vue est entièrement celui des journalistes du Daily Express de Londres. Le film manquerait en ce sens d’une certaine objectivité alors que les journalistes sont vus comme les garants de la vérité qui se battent pour éclairer le monde de l’obscurantisme politique mais ça a aussi le mérite de rendre le film plus incisif et de pointer du doigt tout ce que l’on peut nous cacher. En ces temps où Internet n’existe pas, l’information, plus rare, est tout autant une denrée primordiale.
En tout cas, les conséquences de ce changement d’orbite brutal résonnent sans conteste avec le réchauffement climatique actuel. Ras de marée, tempêtes, typhons, écarts drastiques de températures, dérèglement des saisons, canicule, sécheresse, pénurie d’eau, tout y passe. Même s’il ne faut pas s’attendre au film catastrophe hyper démonstratif, moyennant néanmoins quelques belles images apocalyptiques, Val Guest aborde avec soin des questions qu’un San Andreas est bien incapable ne serait-ce que d’approcher presque 60 ans plus tard.

ps : à noter une apparition de Michael Caine mais alors elle doit pas être longue parce que je l’ai pas ciblé du tout. Ah oui en effet, il joue un flic l’espace de 3 secondes.

SC

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